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Les handicapés dans la rue

Les handicapés ont manifesté à Paris samedi 29 mars.

Leur combat : obtenir un revenu d’existence décent.
Actuellement, ils perçoivent une allocation de 628 euros par mois, soit nettement en dessous du niveau du Smic. Cette manifestation historique à créé l’événement en rassemblant près de 30000 personnes handicapées venues de toute la France affrétées par train, avion ou car. Au-delà du discours politique, il y a un vrai message, un vrai questionnement : peut-on, d’une part, avoir le discours de l’autonomie et l’insertion des handicapés dans notre société et, d’autre part, les cantonner à une existence « indécente » avec une pension insuffisante.
Les récents décrets et circulaires prouvent l’effort entrepris pour scolariser les handicapés et leur permettre ainsi d’entrer dans la vie active et d’être productifs. Cependant, il est important de régler aujourd’hui le sujet des ressources et des conditions de vie des personnes handicapées qui n’ont pas accès à l’emploi.

Je reviendrai également sur le problème de la scolarité des handicapés.
La loi du 11 février 2005 relative aux personnes handicapées pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, affirme le droit des élèves handicapés à l’éducation ainsi que la responsabilité du système éducatif comme garant de la continuité du parcours de formation de chacun. Cette loi est applicable depuis le 1er janvier 2006 et l’on a bien constaté une nette évolution dans la scolarisation de jeunes handicapés (une progression de 16 % ces 2 dernières années avec près de 111 000 élèves handicapés scolarisés dans le 1er degré en juin 2007).Cette loi été suivie de décrets d’application, avec la création de nouvelles instances (MDPH : maison départementale des personnes handicapées ainsi que la CDA : commission des droits et de l’autonomie), l’arrivée PPS (projet personnalisé de scolarisation), la désignation d’enseignants référents … Toutes ces mesures doivent assurer à l’élève souffrant de handicap une scolarité en milieu ordinaire, associer les parents par le biais du PPS, garantir la continuité d’un parcours scolaire adapté à l’enfant et bien évidemment garantir l’égalité des chances entre les candidats handicapés et les autres lors des examens.

Une volonté de bien faire significative mais comment cela se passe-t-il réellement sur le terrain, dans la vie de tous les jours de ces élèves handicapés ? Comment avec une, voire deux, réunions par an dans le cadre du PPS, mettre en place une réelle politique d’insertion, un suivi rigoureux des droits et besoins de ces élèves ? Comment l’enseignant référent peut-il, par exemple, imposer à l’équipe enseignante le dispositif défini dans la loi du 11 février 2005 ? Comment tout simplement mettre en place ce dispositif lorsque l’enfant handicapé est scolarisé en classe ordinaire, qu’il bénéficie donc d’une scolarisation individualisée (horaires aménagés, accompagnement d’un auxiliaire de vie …) inapplicable dans certains cas ?

De nombreuses questions, de nombreux débats avant d’arriver à réellement penser une société dans laquelle les handicapés auront une place à part entière.

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