L’AMRF demande un second plan « Ecoles numériques rurales » pour équiper toutes les communes qui en font la demande

Les maires ruraux de France ont demandé au ministre de l’Education nationale le lancement d’un nouveau volet du plan « Ecoles numériques rurales » en faveur des communes de moins de 2 000 habitants.

Lancé au printemps par le ministère de l’Education nationale en partenariat avec l’Association des maires ruraux de France, ce plan a en effet remporté un succès immédiat dont l’ampleur a dépassé largement les prévisions ministérielles : actuellement, plus de 8 000 communes se sont ainsi portées candidates alors que le plan ENR ne prévoit que 5 000 projets.

Dans certains départements, les inspections académiques ont reçu deux fois plus d’intentions de candidatures que d’enveloppes disponibles. Pour les maires ruraux de France, il est essentiel de ne pas interrompre la dynamique de ce succès qui met en évidence la volonté des communes rurales, malgré des budgets limités, d’offrir à leurs enfants l’accès à l’école du XXIème siècle tout en contribuant à la réduction de la fracture numérique qui pèse sur les territoires.

Ce second volet paraît d’autant plus indispensable que les règles d’attribution initialement établies ont ensuite été revisitées par le ministère en raison de l’admission tardive des écoles privées dans le dispositif. Des subventions ont ainsi été « réservées » à ces dernières, conduisant au « déclassement » de candidatures d’écoles publiques pourtant déposées en temps et heure.

En répondant à l’ensemble des candidatures qui n’ont pu être retenues dans la première opération, faute d’un financement suffisant, et à celles qui pourraient encore se faire jour, ce plan « ENR II » éviterait de générer une véritable frustration des maires ruraux et des enseignants qui se sont fortement et rapidement mobilisés et éviterait également toute résurgence de tension entre écoles publiques et privées.

Lors de l’inauguration de la première « école numérique rurale » le 19 mai, Xavier Darcos lui-même avait annoncé que son ministère « poursuivrait ce projet, même indépendamment du plan de relance ». S’agissant du financement, ce deuxième plan pourrait parfaitement s’inscrire dans le cadre des « priorités stratégiques pour l’avenir » qui seront financées grâce au grand emprunt national. Une telle décision serait parfaitement cohérente avec le projet de déploiement de la fibre optique sur l’ensemble du territoire dont le ministre de l’Espace rural et de l’aménagement du territoire Michel Mercier a fait sa priorité avec le soutien de la secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’économie numérique Nathalie Kosciusko- Morizet.

Source : Communiqué de l’AMRF du 3 septembre 2009

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