Le département de Seine-Maritime construit un centre d’accueil au Sri Lanka

Scentre-accueil-sri-lankauite au tsunami qui a ravagé les côtes de l’Asie du Sud Est en décembre 2004, le Département de Seine-Maritime a octroyé à l’Unicef une aide d’urgence de 200 000 € en faveur des victimes de la catastrophe. Par la suite, la collectivité s’est engagée avec neuf communes (Critot, Fécamp, Harfleur, Martin-Église, Mont-de-l’If, Montmain, Rouxmesnil-Bouteilles, Saint-Maurice-d’Etelan et Saint-Pierre-lès-Elbeuf) dans un projet durable de construction d’un centre d’accueil et de prise en charge des victimes du tsunami aux côtés du Comité d’Aide Médicale (CAM), l’ONG présente sur place.

Situé au coeur de Vinayagapuram, à côté du MoH (Ministry of Health), le centre d’accueil est aujourd’hui construit. Il est devenu un lieu de vie et de rencontre extrêmement important au sein du village.

En lien avec Handicap International, le CAM a prévu une accessibilité handicapés (chaises roulantes) - rampes, pas de marches entre couloir ouvert et pièces. La surface totale de la concession est d’environ 1 000 m2, et la surface bâtie est de 600 m2 environ.

Le centre départemental possède deux bâtiments :

200 à 300 enfants fréquentent quotidiennement le centre :

L’équipe actuellement sur place est composée d’une coordinatrice psychosociale, d’une gestionnaire de projet, et de quatre travailleurs sociaux locaux. Cette équipe est par ailleurs appuyée par des agents Départementaux (assistante sociale, infirmière puéricultrice, éducateur) qui sont mobilisés pour apporter un accompagnement technique et échanger avec les travailleurs sociaux sri lankais sur leurs pratiques professionnelles respectives.

De nombreuses activités sont proposées aux enfants : cours de perfectionnement, en anglais, en mathématiques, en sciences et en informatique, des ateliers et des jeux, mais également une sensibilisation à l’hygiène et à la santé. Les enfants sont répartis par groupe d’âge. En parallèle, les travailleurs sociaux rencontrent les familles dans une perspective d’accompagnement et de conseil.

Leur rôle est notamment de détecter les problèmes de nutrition, de situation d’échec, la présence de signes d’abus… chez les enfants qui fréquentent le centre et d’essayer de trouver des solutions avec les parents.

Le département de santé mentale du MoH développe actuellement une politique en terme de santé mentale. Dans ce cadre, le centre communautaire a reçu la labellisation du Ministère de la Santé, ce qui permet donc une bonne intégration du projet dans les politiques de santé nationales et garantit sa reprise par les autorités locales de santé après le départ du CAM, en septembre 2009. Cette implication des autorités est un gage de pérennité pour l’équipement.

Le budget adapté à la conjoncture mondiale

Le projet (coûts de support du programme, charges salariales…) a été ajusté afin de s’adapter au plus près des réalités locales.

Dans le cadre de cette réorganisation du budget, la subvention totale du Département, d’un montant de 624 958 €, incluant la participation des communes, est ainsi réparti : 399 149 € en investissement et 225 809 € en fonctionnement.

Source : Communiqué du département de Seine-Maritime du 8 juillet 2009

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